Lali l'orpheline

Critique parue dans la Revue des Livres pour Enfants, n264

Critique parue dans la Revue des Livres pour Enfants, n°264


«Est-ce que vous pouvez me le dédicacer svp ?»
Fête du Livre jeunesse de Villeurbanne
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Eh oui… ils sont même au Leclerc de Clermont…. (coup de cœur en tête de gondole, même (bis), la semaine dernière…)
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Lire en ligne “Lali l’orpheline - où l’on se demande si l’on peut faire du mal en croyant faire du bien“…. avant de l’acheter ! ;-)

Cette semaine, jai prsent lalbum &<hr>160;Lali lorpheline&<hr>160;  des lves de 6e anne du primaire. On y raconte le voyage en Inde de Marion, une jeune adulte qui dsire travailler dans un orphelinat pendant quelques mois. Cest une simple histoire dune jeune fille issue dun pays riche qui dbarque dans un pays pauvre pour offrir son aide. Cest simple jusqu ce que lauteur pose cette question&<hr>160;: &<hr>8220;Peut-on faire du mal quand on croit faire du bien? &<hr>8220; Un mot aprs lautre lhistoire de Thierry Lenain a grappill lattention de tous les&<hr>8230;. [la suite ici, sur le blog Lala lit Lalre&<hr>160;!&<hr>160;: http://bit.ly/GDXDwo ]«Cette semaine, j’ai présenté l’album « Lali l’orpheline » à des élèves de 6e année du primaire. On y raconte le voyage en Inde de Marion, une jeune adulte qui désire travailler dans un orphelinat pendant quelques mois.
C’est une simple histoire d’une jeune fille issue d’un pays riche qui débarque dans un pays pauvre pour offrir son aide. C’est simple jusqu’à ce que l’auteur pose cette question : “Peut-on faire du mal quand on croit faire du bien? “
Un mot après l’autre… l’histoire de Thierry Lenain a grappillé l’attention de tous les….» [la suite ici, sur le blog Lala lit Lalère ! : http://bit.ly/GDXDwo ]

Lali l'orpheline : où l'on se demande si l'on peut faire du mal en croyant faire du bien.

«Un roman graphique qui invite à réfléchir, sans la moindre maladresse, évitant habilement les réponses moralisantes et les fausses évidences.»


Si Marion est née en Europe sous le regard ébloui et bienveillant de son papa, Lali, elle, ne connaît que la pièce dénudée de l’orphelinat indien dans lequel elle est couchée, jour et nuit. L’amour que l’une a reçu en abondance, l’autre en a manqué dès le premier jour. Et c’est la rencontre de ces deux graines de femmes que Thierry Lenain – auteur et père de la jeune Marion – nous conte dans ce quatrième numéro de la collection Trimestre.

Marion a vingt ans lorsqu’elle se rend en Inde pour donner trois mois de son temps à l’établissement des Cœurs-Oubliés de Sainte-Anita. Sa mission humanitaire au pays des couleurs et des épices s’avère une aventure déroutante. Accepter de ne pouvoir offrir son aide à tous alors que l’orphelinat emploie « si peu de mains pour tant d’enfants » est d’emblée bouleversant. De même, s’attacher ensuite profondément à la petite Lali, une fillette muette recroquevillée parce qu’elle ne tient pas debout, sachant qu’au terme de son séjour, l’orpheline sera à nouveau privée de cette affection passagère, semble insurmontable aux yeux d’une européenne élevée dans le respect des valeurs.

Le temps du voyage de Marion, Thierry Lenain a été le papa désemparé qui, à des milliers de kilomètres et à travers le fil du téléphone, entendait les doutes et remises en question de sa fille. En l’encourageant à communiquer avec Lali, il a su lui redonner confiance, tout en la laissant libre de chacun de ses choix :

- Qu’importe la langue, Marion, seuls comptent les mots…
- Elle est peut-être sourde !
- Serre-la davantage contre ton cœur, Marion. Même sourde, elle t’entendra.

Comme à son habitude, l’auteur livre un texte beau et fort. L’émotion qui s’en dégage est ici renforcée par le talent d’Olivier Balez : ses illustrations en bichromie – noir et curry – sur papier crème sont d’une intensité remarquable. Un roman graphique qui invite à réfléchir, sans la moindre maladresse, évitant habilement les réponses moralisantes et les fausses évidences.

Claude-Anne Choffat, Ricochet

"Doit-on vraiment s’interdire d’aimer par peur d’abandonner, d’être abandonné, par peur d’être égoïste?"

C’est extrait de la critique de Minifourmi qui a lu Lali : http://minifourmi.over-blog.fr/article-lali-l-orpheline-99366132.html



 

A la lecture de ce livre, préparez-vous à ce que vos yeux s’embuent de larmes ( comme le dit Isabelle sur le site de la médiathèque de Rochechouart). Les émotions qu’il suscite sont multiples , sans pathos, et nous entraînent dans bien des questionnements.
Marion, que l’on perçoit comme ayant été une enfant désirée et choyée (par son père, c’est certain), part en Inde. Elle a 20 ans, l’enthousiasme de la jeunesse, l’idéalisme de générosité qui l’accompagne souvent. Elle part pour une cause humanitaire: donner trois mois de sa jeune vie, dans un orphelinat.
Le lien qui la relie à sa vie, en Europe, est le fil du téléphone, comme un cordon ombilical qui ne serait pas totalement coupé, à son père, narrateur du livre. Père tendre et affectueux qui, on le suppose, a élevé son enfant dans des valeurs de partage et de solidarité, et qui, père aimant, sait que, aimer son enfant, c’est la laisser libre de faire ses propres expériences.
Et Marion, pleine de bons sentiments et d’enthousiasme, va d’émotions en émotions, exhaltantes ou désespérantes: la joie quasi-enfantine en découvrant l’Inde grouillante de vie avec ses parfums et ses couleurs, l’effroi et le sentiment d’impuissance à la vue de l’orphelinat grouillant d’ “enfants traînant sur le sol où ils passaient leurs journées”.
Puis, sans tout révéler (sinon l’intérêt à lire le livre diminue), l’attachement à une enfant en particulier (Lali) , le bonheur de la voir progresser et le choc frontal du reproche de l’infirmière qui lui dit que, quand elle repartira, ” ….Lali sera deux fois plus abandonnée … Tu n’es pas venue pour Lali, Marion, tu es venue pour toi.”
Marion, d’abord désespérée, guidée par ce père aimant, se sortira de cette impasse qui la bouleverse: “faire du mal en croyant faire du bien”, plus grande et plus riche qu’avant. Quant à Lali??? …lisez le livre!
Une fois le livre refermé, surgiront les questionnements: qu’est-ce qui nous pousse à nous investir dans des actions humanitaires? En y mettant trop de notre affect. est-on utile, efficace? Nous donnons-nous seulement bonne conscience? Provoquons-nous plus de dégâts que de bien? Pensons- nous à l’autre ou à nous-mêmes? Parents, face à des enfants qui s’y engagent, quelle attitude avoir? Est-ce préférable de ne rien faire, de se protéger et de se réfugier dans un égoïsme confortable et de passer à côté “du sel de la vie” que génèrent les attitudes de solidarité qui créent le partage et l’ouverture aux autres?
Doit-on faire preuve d’ une certaine distanciation pour être efficaces? Cette question se pose à tous ceux qui travaillent dans le domaine de l’humain: ne pas se tromper de genre, un ou une instit. n’est pas la mère ou le père d’un élève, un psy doit rester professionnel, un médecin etc…. Dans le domaine associatif et humanitaire, elle est de plus en plus posée.
P.S: ah, j’allais oublier! Quelle tranche d’âge? 7 ans, je pense que c’est trop jeune. Je propose donc de 9 à 99 ans. C’est l’avis de Danièle, sur sa page Facebook


Sur le blog de la bibliothécaire de Rochechouart (87)

16 janvier 2012
Je reviens sur ce livre dont je vous avais brièvement parlé ici.
Parce que vraiment ce texte est très touchant et qu’il mérite qu’on s’y attarde.
Voici donc l’histoire de la toute jeune Marion qui quitte sa famille et son pays pour offrir de son temps, de son énergie, de son amour à des orphelins d’Inde. On l’imagine dévorée par son envie d’offrir à ceux qui n’ont plus rien ce qu’elle à sans doute reçu en belle quantité dans son enfance : de l’amour et de l’attention.
Rien que ça, chapeau bas Mademoiselle !
Je ne peux m’empêcher de penser à ce que j’ai entendu il y a quelques semaines : d’après un sondage (?), les jeunes seraient égoïstes et feignants ! Je ne sais pas où les sondeurs ont trouvé ça (un panel de vieux ronchons sans doute), mais je connais beaucoup de jeunes qui, au contraire, militent et s’engagent dans diverses associations, partent à l’autre bout du monde donner un peu d’eux-mêmes avec tout l’enthousiasme et la passion de leur 20 ans.
Mais une fois de plus, je m’égare…
Au-delà de cet engagement, ce texte pose une vraie question. Il a comme sous-titre : « où l’on se demande si l’on peut faire du mal en croyant faire du bien ». En voilà un sacré débat !
Marion, dans son orphelinat, va rencontrer Lali, une petite fille mal née, malmenée, abandonnée. Alors, elle va la prendre dans ses bras, lui parler, la câliner et lier avec elle de vrais liens d’affection. Lali fera même d’infimes progrès. Oui mais voilà, alors que Marion, fière et heureuse pense trouver du soutien auprès du personnel de l’orphelinat, voici ce que lui dit une infirmière :
«  Toi, dans deux mois, tu partiras. Dans deux mois, tu laisseras Lali toi aussi, comme ses parents l’ont laissée. Lali sera alors deux fois plus abandonnée, deux fois plus seule et triste qu’elle ne l’était quand tu l’as rencontrée. Tu es remplie de joie pour toi. Tu n’es pas venue pour Lali, Marion, tu es venue pour toi. »
Brutal n’est-ce-pas ?
Et que t’interrogations face à cette réaction… Mine de rien, le texte de Thierry Lenain sème là une petite graine qui fait les grandes questions.
Alors, comme à chaque fois que je tombe sur un texte fort, j’ai eu envie de le lire à une classe. Ce fut hier, avec des CM1. Je crois qu’à un moment de ma lecture j’ai vu des yeux s’emplir de quelques larmes, peut-être au moment où ma voix s’est brisée. L’émotion se partageait, la sensibilité de ces mômes s’accrochait aux mots, nous étions tous Marion.
Le silence qui a suivi ma lecture en disait long.
On a ensuite un peu discuté, juste un peu, pour décompresser. Car je ne me sens pas d’entamer un débat qui me dépasse et puis, mes lectures sont offertes, ils y réfléchiront sans doute… Ou pas. Si j’ai juste ouverte une toute petite fenêtre, je suis contente.
Isabelle


Lali lu à Montréal

«Partie pour trois mois en Inde, la jeune Marion décide d’offrir son temps et son amour aux enfants d’un bien triste orphelinat.
Alors que les infirmières ne savent plus où donner de la tête, Marion s’éprend de Lali, enfant muette et tourmentée. Mais trois mois, c’est long et court à la fois, surtout lorsqu’on a beaucoup à donner.
Sur un ton pudique et sensible, Thierry Lenain nous amène à réfléchir sur la question du don de soi et, parfois, de ses irréversibles conséquences.
Les illustrations en bichromie d’Olivier Balez accompagnent remarquablement cette histoire où les jours sont comptés.»
- Katia Courteau, Librairie Monet, Montréal



 lali_mMarion part en Inde dans un orphelinat pour une mission humanitaire. Elle y découvre
« …les enfants trainant sur le sol où ils passaient leur journée.». Elle est désemparée et téléphone régulièrement à son père. Elle y rencontre Lali
« enfant muette qui ne tenait pas debout…
Lali, enfant mal née.
Lali, enfant malmenée.
Lali, enfant abandonnée… ».
Elle lui donne toute son affection, tout son amour… Mais l’infirmière amère l’interroge :
« toi, dans deux mois tu partiras. Dans deux mois, tu laisseras Lali toi aussi, comme ses parents l’ont laissée… Tu n’es pas remplie de joie pour Lali, Marion. Tu es remplie de joie pour toi. Tu n’es pas venu pour Lali, Marion, tu es venue pour toi.»
« Est-ce que c’est vrai qu’on peut faire du mal quand on croit faire du bien ?»
Marion prendra sa décision aidée par les précieux conseils de son père.
Une magnifique histoire d’amour entre une fille (Marion) et son père (le narrateur), entre Marion et Lali l’orpheline.
Sublime, émouvant, intelligent, bouleversant.
(C'est la critique du site de la Médiathèque Terre et Mer de Saint Raphaël : http://bit.ly/w0v5Zz )


lali-l-orpheline.gif

Voilà la question que pose cette histoire : peut-on faire du mal en croyant faire du bien ?

«Les éditions Oskar ont créé la collection Trimestre pour publier de petits romans qui traitent de questions philosophiques dans des termes simples servis par une histoire.Dans ce titre en particulier, Marion part faire de l’humanitaire en Inde. Elle arrive dans un orphelinat où les enfants sont traités sommairement à cause du manque de personnel. La petite Lali reste seul dans son lit toute la journée, sans jamais prononcer un mot. Marion s’attache à elle et lui consacre beaucoup de temps et d’amour qui la font progresser dans la vie. Mais un jour une infirmière lui dit ses mots terribles…
Toi, dans deux mois, tu partiras. Dans deux mois, tu laisseras Lali toi aussi, comme ses parents l’ont laissée. Lali sera alors deux fois plus abandonnée, deux fois plus seule et triste qu’elle ne l’était quand tu l’as rencontrée.
Voilà la question que pose cette histoire : peut-on faire du mal en croyant faire du bien ?

Le texte de Thierry Lenain se lit avec poésie et tendresse. Il a choisi comme narrateur le père de Marion, à qui elle raconte sa vie en Inde. En nous racontant l’expérience de sa fille, on entend l’amour qu’il a pour elle. Les phrases sont courtes, pleines de tendresse et d’émotions. Ce sont les sentiments du père et de la fille qui se mélangent dans ces mots.
Les illustrations d’Olivier Balez ont cette même simplicité. Les personnages peints en noir se rapportent à des ombres pour que chaque lecteur puisse s’y identifier. La seule couleur est ce jaune d’or qui illumine d’espoir cette belle histoire…
Ma première découverte de cette collection est très réussie. Les thématiques philosophiques sont toujours délicates à aborder avec des enfants. Ces courts romans permettront dès le collège d’évoquer ces notions et d’en discuter grâce à un exemple concret.» 
Sophie sur (cliquez) :

 

La crtique de MamaSanKawaz


“”Tu avais rendez-vous dans un orphelinat, celui des coeurs oubliés de Sainte-Anita, auquel tu voulais donner trois mois de ton temps. Mais ta première journée las-bas t’a laissé désemparée. tu as découvert les enfants traînant sur le sol où ils passaient leur journée.”
Le récit d’une rencontre bouleversante entre ces deux êtres: Marion qui a besoin de donner beaucoup d’amour et Lali, enfant abandonnée, qui elle a besoin d’en recevoir. Toutes deux vont tenter de s’accompagner sur les chemins de la vie…”

Ce très beau livre fait partie de la collection Trimestre des éditions Oskar, dont le concept est: Chaque année 4 titres, 4 auteurs, 4 illustrateurs, 4 coups de coeur pour réfléchir et s’émouvoir…
“Lali l’orpheline” ne sera pas l’exception de cette collection. C’est une grande histoire, prenante, forte qui emmène à la réflexion, à poser de grandes questions.
En effet, Marion dans cet orphelinat rencontre des enfants malmenés par la vie dès leur naissance, et en particulier Lali avec laquelle, elle tisse rapidement un lien très fort et apporte un peu de joie à la fillette.

Mais le séjour de Marion, dans cet orphelinat en Inde, dure trois mois. Et quand elle ne sera plus là, Lali ne se sentira-t-elle pas abandonnée et encore plus malheureuse qu’avant? Ne fait-elle pas du mal en croyant faire du bien?

Les illustrations sont en bichromie (comme toujours pour cette collection), une couleur plus le noir. Ici la couleur utilisée est le caramel. Elles servent subliment ce texte puissant et font passer les émotions intensément.
J’ai été extrêmement touché par ce livre.
C’est triste, beau, fait réfléchir!!!