Tu existes encore, à 100 exemplaires dans une cave.



Hier, j'ai participé à la Fête du livre de La Ferté Vidame.
Superbe endroit...
On a mangé sous une des tentes avec Benoit Morel et Gilles Rapaport.
Avant, avec Benoit, on a lu à haute voix La petite fille dans la tête et Lali l'orpheline devant quelques adultes et enfants, et un bambin à qui la mère donnait le sein.
Avant, encore, au tout début de la matinée, une dame m'a abordé. Je crois qu'elle ne m'en voudras pas de raconter qu'elle a sorti de son sac un exemplaire de Tu existes encore. Elle m'a dit qu'elle était venue sur le salon pour ça. L'exemplaire était un peu abimé, elle m'a dit : ce n'est pas grave. Puis elle a ajouté : je voudrais que vous mettiez juste un mot; c'est un livre qui m'a tellement accompagnée quand mon compagnon a décidé d'en finir. Ça m'a rappelé un mail que j'avais reçu, quelques temps après la parution : «cet album je le lirai, je le relirai et je l'offrirai jusqu'à ma mort». Ou cette maman qui m'avait raconté que sa fille avait lu le texte, le jour de l'enterrement de son père.
Après, dans l'après-midi, quelqu'un me dit bonjour, et je ne la reconnais pas tout de suite, ça faisait six ans que je ne l'avais pas vue. Et c'était Patricia Baud, dont les photographies accompagnent le texte de Tu existes encore.
Elle m'a raconté d'autres témoignages qu'elle avait recueillis de son côté. De ce site québécois qui s'énerve de la disparition de ce livre qu'il qualifie «d'indispensable». Alors ensemble on a déploré que Syros a un jour décidé de cesser la commercialisation de notre livre, en envoyant les 800 derniers exemplaires au pilon (enfin, 700, parce que Patricia m'apprend qu'elle en a récupéré 100 et qu'ils sont dans sa cave....).
Ainsi va la vie du livre aujourd'hui. Ou tu sors un best seller ou tu gicles. A cause du coût de la palette de stockage... Ils nous en feraient presque attendre avec impatience l'apogée du livre numérique...