Rentrée théâtrale avec Moi Dieu Merci au collège Voltaire


La Dépêche du Midi : «On sait combien la rentrée en classe de 6e reste un cap important pour les écoliers devenus collégiens. Au collège Voltaire, dans le cadre du nouvel enseignement moral et civique, les enseignants ont mis en place un voyage d'intégration de trois jours durant lesquels les élèves ont mis en scène, en musique et en voix (textes, chansons, percussions et arts visuels), le livre-album de Thierry Lenain intitulé «Moi Dieu merci qui vis ici».

Le livre évoque la vie d'un Angolais qui quitte son pays en guerre et arrive clandestinement en France où il va sauver une vieille dame qui, en retour, va lui tendre la main. Les élèves ont travaillé en groupes de 10 à 15 avec différents intervenants. En éducation musicale, leur travail sur trois chansons liées au thème de l'immigration et de l'exil, ainsi qu'au hasard de la naissance, leur a permis d'approfondir la technique vocale, le rythme, la mémorisation… En espagnol, au travers de chansons en espagnol sur le thème de la clandestinité, ils ont abordé le vocabulaire, la prononciation et les questions de civilisation… tandis qu'en français, ils ont travaillé sur le texte du livre, la mise en voix et l'adaptation scénique de l'histoire. De plus, ils ont produit un travail identique sur deux poèmes illustrant le thème de la solidarité, de la tolérance et du respect de la différence. C'est en arts plastiques qu'ils ont découvert le travail sur les images de l'album et la mise en pratique d'arts visuels pour illustrer les grands thèmes du spectacle. Lors de recherches documentaires, il y eut débat pour la collecte d'images d'archives sur la clandestinité et sur l'actualité récente liée au thème des clandestins.

Enfin, avec Gérard Grimal, intervenant musicien, ils ont pratiqué les percussions africaines afin de sonoriser l'histoire. À voir le spectacle de restitution, proposé le jeudi 24, en soirée, dans la salle Atmosphère comble, l'on comprend que ces journées ont été riches de travail et de bonne humeur.»

La Dépêche du Midi