À propos du droit d'auteur et de la taxe PSTA initialement appelée «DROIT FIXE À 50 CTS»

Après s'être mis les libraires à dos, la Charte les appellent maintenant à la soutenir dans ses revendications auprès des «éditeurs qui ne veulent pas entendre». C'est une stratégie comme une autre…

Une stratégie qui me confirme dans l'idée que, oui, nous avions raison il y a dix ans quand nous affirmions que le travail de l'auteur doit être reconnu comme spécifique, et donc être rémunéré de manière spécifique, par une taxe spécifique, indépendante de toute négociation duelle de l'auteur avec l'éditeur; par une taxe instaurée et régulièrement réévaluée par une Convention Collective de l'Écrit et de l'Image; par une taxe incluse dans le prix du livre, mais indépendante de son montant (parce que même 2% de plus sur un livre à 3€ ou 5€, ça fait pas grand chose… C'est le prix du livre qui est aussi en cause, et qui fragilise plus l'auteur que le libraire; car quand le librairie vend deux livres à 5€, ce ne sont pas forcément deux livres du même auteur); par une taxe appliquée même sur les soldes, mêmes sur les livres numériques… Par une taxe fixe complémentaire du droit d'auteur proportionnel. Car même s'il pouvait, et avec raison, se voir imposer un pourcentage minimum, le droit d'auteur dépend aussi en grande partie du prix du livre, du plan marketing, de la solidité des reins de la maison d'édition, de la notoriété de l'auteur, de son histoire avec l'éditeur, de l'engouement des lecteurs pour l'oeuvre en question, bref relève aussi de la bonne vieille négociation avec l'éditeur.

Mais bon, tout cela, c'était il y a dix ans. C'était avant… D'ailleurs, à propos de lunettes, voici deux autres graphiques qui valent bien un fromage ou une pizza.

Bon Salon à toutes et tous !





Remember : Il y a dix ans, un collectif de plus de 700 créateurs et médiateurs a défendu l'idée de la création d'une taxe, d'abord appelée "DROIT FIXE À 50 CTS" sur la base des réflexions contenues dans ces documents, avec l'appui d'un avocat spécialisé dans la propriété littéraire: Me Antoine Gitton http://www.gitton.net/. Puis le collectif est devenu un Syndicat (SCEI) revendiquant la création d'une Convention Collective de l'Ecrit et de l'Image, et l'instauration de cette taxe conçue de manière plus affinée par Me Gitton sous la forme de la PSTA et de la TCP. J'ai animé un temps ce collectif et ce syndicat, avec Patrice Favaro, Yves Pinguilly, Stephane Girel, Frédérick Mansot et d'autres. Puis nous avons mis la clé sous le paillasson. À cette époque, j'ai remis toutes les archives de ce syndicat à La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse.